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Le président Jovenel MOÏSE n’inspire plus aucune confiance, selon Joseph LAMBERT

Le sénateur Joseph LAMBERT, ex allié du président, pense qu’on ne peut plus composer avec le chef de l’État. Le sénateur du sud-est qui s’est rallié récemment à l’opposition, souligne que Jovenel MOÏSE a perdu toute confiance de la population et de la classe politique, et ne peut donc pas amener le pays vers le consensus recherché.

Intervenant à l’espace invité du journal “Première Occasion” de RTVC, pour expliquer sa volte-face, l’animal politique se dit être déçu du comportement de son ancien protégé, et a ainsi décidé de se désolidariser avec lui. Pour, dit-il, préserver son honneur.

L’ex conseiller politique du président, qui dit avoir voulu sacrifier son mandat de sénateur et même sa carrière politique, pour sortir le pays de la crise ; révèle que son désaccord avec le chef de l’État provient principalement du fait qu’il a été pressenti pour devenir premier ministre, et que le président n’en a pas tenu compte.

Selon lui, Jovenel MOÏSE n’en fait qu’à sa tête et s’amuse à prendre des décisions “Ti koulout” qui ne sont pas profitables au pays. Il pense d’ailleurs que le choix de Fritz William Michel comme premier ministre le montre clairement. Car d’après l’élu du sud-est, le premier ministre désigné n’a pas le profil ni la capacité politique, pour arriver à un consensus et sortir le pays de la crise.

Si pour certains la défection de Joseph LAMBERT n’est qu’un tour de passe-passe politique, pour d’autres c’est un acte opportuniste : “Comme quoi, le sénateur aurait pressenti le nauvrage du pouvoir en place ; et a décidé, pour sauver sa peau, d’abandonner le navire en mer.” Certains pensent même que le sénateur serait un opposant pro-gouvernemental.

Pour dissiper doute dans l’opinion publique, l’honorable sénateur se dit même prêt à mener une lutte acharnée contre le président, qui risque de faire très mal. Car selon lui, s’il se met dans la voie de l’opposition radicale, Jovenel MOÏSE ne pourra même pas tenir deux 2 semaines de plus au pouvoir. A-t-il martelé.

Mais pour cela, il n’est que d’attendre. Puisque le chef de l’État peut encore compter sur des alliés indéfendables au parlement. Et quant à la séance de sa mise en accusation, prévue pour ce mercredi 21 Août, Jovenel MOÏSE n’a pas grand chose à craindre. Mais peut-on envisager que le revirement de l’ancien président du grand corps peut changer les donnes au parlement ? On n’en est pas encore. Donc, affaire à suivre….!

 

RÉDACTION : NETALKOLE 

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