Les conditions de travail des journalistes se dégradent en Haïti

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Menaces, insultes, propos injurieux, tentatives de destruction de matériel, coups de matraque, gazages volontaires et ciblés, les conditions de travail des journalistes se dégradent en Haïti. Près de 44 journalistes haïtiens ont été victimes de violences policières, d’assassinat et menace de mort depuis le début des vagues mouvements de contestations pour exiger le départ du président de la République Jovenel Moïse. Préoccupées par cette situation Alarmante, des organisations des défenses des droits humains et des associations de presses ne restent pas indifférent, ils dénoncent chacun de leur côté les répressions faites à l’encontre des journalistes au moment où ces derniers exercent leur métier et réclament justice.

À la veille de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, la Fédération de la Presse Haïtienne FPH regroupant plusieurs associations de presse en Haïti dénoncent de nombreux cas de journalistes victimes dans l’exercice de leur profession durant les protestations contre le président Jovenel Moïse. Pas moins de 44 journalistes ont été victimes de violences ces derniers semaines a fait savoir la FPH à travers son dernier bilan.

Nehemie Joseph, journaliste reporter de Radio Mega a été assassiné le 10 octobre dernier à Mirebalais, Edmond Agénor Joseph caméraman de la Radio Sans Fin a été blessé par balles au niveau de son poignet droit à carrefour de l’aéroport le lundi 30 septembre 2019, Reynald Petit-Frère un journaliste reporter à radio signal a été battu par un agent de l’unité de sécurité générale du palais national (USGPN) le 17 octobre dernier au niveau Champ de Mars, Franciyou Gernain, journaliste de l’agence Maghaïti,
Roney Innocente Desgranges, correspondante de la radio télé Kiskeya, Marie Michelle José Pradel et Lunie Joseph, correspondante, reporter de la radio télé Zénith ont été agressés récemment par des individus. De ce fait la liste des journalistes victimes ne cessent de s’augmenter en Haïti et ce qui est une menace pour la liberté de la presse.

À en croire António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies “Lorsque des journalistes sont pris pour cible, c’est la société tout entière qui en paie le prix. Si nous ne parvenons pas à les protéger, ils nous sera extrêmement difficile de rester informés et contribuer à la prise de décisions. Inquiet face à l’insécurité des journalistes à travers le monde entier il a déclaré que “si les journalistes ne peuvent pas faire leur travail en toute sécurité, le monde de demain sera marqué par la confusion et la désinformation.”

Il est à noter que le nombre de pays considérés comme sûrs où les journalistes peuvent exercer leur métier en toute sécurité continue de se réduire tandis que les régimes autoritaires renforcent leur emprise sur les médias. Selon le classement mondial 2019 de Reporter Sans Frontières, Haïti est placée en 62 ème position sur 180 pays. Un classement qui montre que la haine des journalistes a dégénéré en violences ces dernières années.

RÉDACTION: Ravensley BOISROND

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